La culture c’est comme le reste, quand on a trouvé quelque chose qui nous correspond on ne le lâche plus vraiment. C’est mon cas en tout cas…  Un coup de cœur et j’ai bien envie d’en savoir plus sur cette découverte, sans forcément chercher beaucoup plus loin pour élargir mes références culturelles. Je me construit une petite zone de confort bien douillette, dans laquelle les objets culturels me font du bien, me rassurent, mais sans forcément nous bousculer.

Et si on tentait de s’en sortir de cette zone de confort pour s’enrichir, de bousculer et pourquoi pas, trouver de nouveaux repères culturels ? Et si, tout n’était pas forcément de la paresse culturelle ?

Se conforter dans ces repères, c’est ce que j’ai fait durant plusieurs années. J’aime un artiste, je vais voir les expositions en lien avec ce dernier, ou voir les films d’un réalisateur que j’adore, en prenant de moins en moins de risques et être sur que cet objet culturel va me plaire. (Parce que payer 10€ sans être vraiment sûr de comprendre ou d’apprécier une exposition ou un film, ça me tente de moins en moins) (pas taper sur les doigts). Mais si je t’en parle c’est que je tente de changer doucement cela (et puis là c’est écrit noir sur blanc, alors je n’ai plus trop le choix…). 

J’ai toujours connu plus ou moins l’art moderne, de Matisse à Picasso, l’impressionnisme avec Renoir ou Monet ou encore des artistes comme Klimt ou Vermeer. Avec ces quelques références, je me suis dis que faire histoire de l’art à la fac ça serait cool (j’aime prendre des risques)(et spoil, ça l’a été). Je suis rentrée avec assez peu de connaissances sur l’art en général, mais avec une appétence et une envie de découvrir plus l’art en général. J’ai filé par la suite en école de commerce, loin de toutes ces découvertes que j’avais pu faire en 2 ans (oui, le grand écart c’est mon truc). Je gardais ce regard curieux sur l’art mais je me rend compte que je suis retombée doucement mais surement dans ma zone de confort culturelle. J’étais stimulée en cours par du contenu plus axé management et économie que par les grands courants artistiques du Xxème siècle (un autre type d’objets culturels en somme).

Et puis, comme dans tout, une routine s’est doucement installée autour de mes connaissances culturelles. Donc, j’allais toujours dans les mêmes musées (coucou le Centre Pompidou), à contempler les mêmes artistes ou presque, à s’intéresser aux mêmes mouvements artistiques. Par facilité ou par envie, qui sait ?

Et puis je me suis aussi posée la question de la proposition culturelle dans sa globalité, et en particulier sur Paris (désolée, mais c’est celle que je connais le mieux). On retrouve très souvent les mêmes artistes, qui sont mis en avant et que l’on retrouve tous les ans ou presque (Rodin et Picasso en tête), en espérant un nombre important de visiteurs. On mise sur des têtes d’affiches, nos artistes bankable de l’art (et je suis souvent le mouvement…). Je m’en plains autant que je suis le mouvement. Je suis la première à me réjouir à la vue d’une nouvelle exposition sur Picasso (et puis après je me dis que c’est quand même la 3ème de l’année, et je souffle intérieurement).

 

 

Pour éviter d’être déçue, je traîne dans les mêmes musées, je vais voir des expositions d’artistes que je connais et dont j’ai peu de chance d’être déçue. C’est triste mais c’est comme ça (même si Pompidou me permet de découvrir de nouveaux artistes régulièrement, oui j’aime d’amour ce musée).

 

Je ne suis pas venue te parler de ça que pour me plaindre. Que pour te dire que c’est pas ma faute à moi (moi Lolita, pardon), que ce sont les institutions, que ce sont les réalisateurs (ou les publicitaires/ marketeurs hein), qu’on voit un peu tout le temps la même chose et que la 15ème exposition sur Picasso j’en ai un peu ras le coco (même si j’aime cet artiste).

Depuis un peu plus d’un an, j’ai décidé de sortir de mes sentiers battus, de mes petits chouchou (bon même si je m’organise des voyages en lien avec des œuvres d’art ou des artistes, voilà voilà) et de partir à la découverte. Mais à la découverte de quoi ? de quoi ? Mais comment fais-tu ? Une question à la fois mon petit !

D’auteurs, d’artistes, de films, et j’en passe ! Lourd challenge en somme. j’ai décidé de sortir de ma zone de confort culturelle dans tous les domaines ou presque. Je ratisse large donc, et il y a du pain sur la planche (comme disent les jeunes).

Après avoir harcelée mes proches pour qu’ils me donnent des pistes, qu’ils me parlent de films, de livres, d’avoir empruntés moultes livres à la bibliothèque (dont certains étaient des flops on va pas se le cacher. J’ai rien compris à Modiano, mais j’ai tenté, c’est déjà ça) qu’est ce que j’en tire ?

Tout d’abord, qu’il est beaucoup plus facile de sortir de sa zone de confort que je ne le pensais (Oui, le harcèlement c’est facile, promis). Et qu’il existent pleins de moyens pour découvrir des objets culturels gratuitement ou presque. Comme je suis un amour (ne nies pas !) et bien je te les partage, pour que tu puisses te faire du bien à l’âme ou frimer au prochain apéro, au choix.

Pour des recommandations ou des découvertes, il existe Sens critique. Tu te fais un profil, tu remplis des films/livres/musique que tu aimes et puis tu cherches des gens avec plus ou moins tes goûts. Tu vas avoir des recommandations à n’en plus pouvoir et une envie nouvelle de découvertes !

En terme de cinéma :

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Je comprends, se lancer au hasard dans un film (coucou les 7€ que tu vas perdre avec un film norvégien) ce n’est pas le plus facile. Tout d’abord, des films sont disponibles gratuitement sur youtube (pas de trucs piratés hein) datant des années 30-40-50 (il suffit de taper film complet années X, dans la barre de recherches), parce qu’ils tombent dans le domaine public. Arte achète également des films pour les mettre à votre disposition, tout ça est donc accessible avec une bonne connexion internet, il suffit de fouiller un peu sur la plateforme.

Il y a aussi Netflix, qui met de plus en plus de vieux films dans son catalogue ainsi que des classiques (Casablanca, Diamants sur canapé ou Pulp Fiction…). Alors entre deux épisodes de Orange is the new black, tu peux aller y faire un tour.

Pense également aux Printemps du cinéma et aux différentes opérations qui tentent d’ouvrir la culture sous toutes ces formes au plus grand nombre.

Tu peux aussi envisager de dévaliser la collection de DVD d’un ami/ membre de sa famille (oui, on en a tous un dans notre entourage !).

 

En termes de musique :

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Pour la musique, youtube est ton ami ou spotify ou deezer. Écoute gratuite et illimitée. Parfois je me perds sur ces plateformes et je découvre de petites pépites qui font du bien à mon cœur. Attention tout de même aux algorithmes qui ont beau être souvent de bon conseil, peuvent t’enfermer aussi…

 

En termes de livres :

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De même avec youtube pour tous ces domaines (même si j’ai eu plus de mal à trouver quelqu’un lisant les mêmes genres littéraires que moi).

Pour trouver des livres pas chers, penser à l’achat d’occasion, ma passion étant de fouiller pour trouver un petit bijou pour quelques centimes. Pareil pour les brocantes ou les sites internet (Momox, ou Gilbert Jeune). J’ai aussi la chance d’avoir une boite à livres prêt de chez moi qui me permet de prendre gratuitement des ouvrages et de permettre à d’autres de lire ceux que j’ai terminé et dont je souhaite me séparer (bien plus facile de se laisser convaincre par un bouquin quand celui-ci est gratuit, je le concède).

Il y a aussi la bibliothèque de ta ville, qui propose surement des centaines de livres gratuitement ou pour un abonnement plus que raisonnable ! Et puis, tu peux toujours demandé des recommandations à la bibliothécaire qui n’attends que ça !

J’ai aussi écumer la bibliothèque de mes parents et grand parent, en tombant souvent sur des classiques à la tranche colorée et le tout gratuitement. Les gens aiment partager des oeuvres qui les ont marquées, alors sois un peu curieux !

Pour ceux qui possède une liseuse, sachez que beaucoup de classiques sont gratuits, il suffit juste de les télécharger ! (Comment ça j’en ai téléchargé 15 hier ?). Donc si tu veux tenter Moby Dick ou un bon Zola et bien pense à cette solution !

 

En termes d’art/d’expositions :

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Il y a un nombre non négligeable de galeries ouvertes à tous et ça gratuitement. Pareil pour les centres culturels de différents pays. Les musées nationaux sont aussi gratuit pour les -26 ans, les demandeurs d’emplois,… et à tous le premier dimanche de chaque mois. De quoi découvrir quelques oeuvres sans sortir le moindre euro.

Les journées du patrimoines sont aussi un moyen de découvrir des lieux insolites, fermés normalement au grand public

 

J’ai bien conscience que cet article part un peu dans tous les sens, qu’il semble brouillon et décousu, mais il aborde un thème qui me tient vraiment à cœur. Pour moi la culture dans sa globalité devrait être ouverte à tous, dès que tu aurais envie de t’y intéresser.  Je sais que je suis chanceuse de pouvoir aller comme ça au cinéma, ou me payer un abonnement dans un musée, mais je veux aussi te faire prendre conscience que la culture est un peu partout et qu’elle n’attends que toi.

J’ai redécouvert ce petit frisson de découverte qui donne son charme aux visites d’expositions, de musées, à s’enfoncer dans un siège dans une salle obscure, ou à tourner les pages d’un livre. Je souhaitais le partager avec toi. Parce que lire, voir un film, écouter une bonne chanson, ça fait parfois beaucoup de bien. 

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