J’ai attendu quelques jours avant de rédiger cette chronique, afin de prendre du recul sur ce film qui m’a sincèrement et profondément touché.

Je ne suis absolument pas critique ciné, il s’agit juste de mon avis personnel pour vous donner envie de voir ce film, comme je le ferai avec mes amis.

Captain fantastic est un film de Matt Ross qui est sorti le 12 octobre de cette année.

C’est l’histoire d’une famille installée au Nord-est dans états unis dans une forêt reculée de la population. Leurs journées s’écoulent entre entraînements physiques, apprentissages pointus, lectures, méditation, chasses,.. les enfants grandissent dans cette bulle protégée, coupés du monde réel mais où ils développent des compétences toute autres que celles que la société reconnaissent aux enfants de leur âge. L’éducation se fait autour du partage, de l’expérimentation et des livres (beaucoup de livres!). Un événement les poussent à sortir de leur espace protégée pour se confronter au reste du monde, au reste de leur famille qui ne vit pas dans cette idéalisme en lien avec la nature.

2240

Vont-ils devoir se conformer à la société ou vont-ils essayer de vivre leur valeurs dans un univers qui les considèrent comme en dehors de ses codes ? Est-ce que ce type d’éducation protégée (ou en tout cas différent de celui habituellement donné à des enfants, on peut penser de manière plus globale aux enfants recevant l’éducation à la maison) est meilleur pour les enfants ? Vont-ils pouvoir s’insérer par la suite dans la société au besoin ? Quels vont être leurs rapports avec les autres ?

Toutes ces questions se sont posées en moi à la vue de ce film (mais je n’ai pas de réponses, on s’en doute!) et ces questions me taraudent (mot non utilisé depuis 1994, merci bien) encore.

La nature est sublimée, la famille vit de manière simple mais ont appris à mettre en avant une opinion, un point de vue, à réfléchir par eux même, tout en sachant se débrouiller de manière autonome au sein de la forêt. Ils semblent heureux, ne sont pas attachés à des besoins matériels et ne sont pas affectés par les technologies. Bien sur, on tombe sur une critique classique de la société de consommation et des habitudes des personnes n’habitant pas de la même manière que cette famille. La confrontation de ces deux types de vie est présente, parfois on trouve que cette manière de vivre est juste la meilleure idée possible, et parfois on en revient, en se demandant comment les enfants vont pouvoir évoluer par la suite, surtout avec une figure paternelle qui semble les écraser. Mais la critique se fait également vis-à-vis de ce mode de vie utopiste.

captainfantastic__article-hero-1130x430

S’inspirant de son enfance personnelle, le réalisateur Matt Ross créer un cadre dans lequel Viggo Mortensen s’épanouie et nous ravie en père de cette tribu décalée. On s’attache à ces personnages après cette petite fable utopiste, un film que je vous conseille.

Publicités