Comme je vous le disais ici, j’ai décidé (comme tous les ans ou presque) de m’engouffrer dans la nef du grand palais à la rencontre de galeries et d’oeuvres d’art modernes ou contemporains.

J’ai décidé d’y aller à l’ouverture, histoire de voir la ruche bourdonnante tout de suite.

Bon avant d’entrer dans le Grand Palais, cette année l’avenue Winston Churchill était coupée à la circulation permettant de prendre son temps tout en admirant 2 œuvres dont une de Laurence Weiner. Elles font partie de la Fiac off mais ont l’avantage d’être accessibles à tout le monde. (Vous pouvez retrouver d’autres oeuvres en extérieur, comme dans le jardin des Tuileries qui font partie de la fiac off !)

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Clairement, on est déjà dans l’ambiance !

Comme d’habitude la Fiac est un moment à part, un événement dans de monde de l’art et même si je ne comprends pas grand chose j’ai du mal à me résoudre de ne pas y aller (logique extrême bonjour).

A la Fiac, on est noyé dans la profusion d’artistes, de styles et sans clés, on s’y perd vite. Cette année des guides étaient là pour expliquer et aider les visiteurs dans leur découverte de ce rendez vous artistique (j’aurais surement du prendre cette option…).

Ayant bien appliqué toutes mes recommandations, je me suis faufilé au travers des stands afin de vous mettre en avant 2-3 artistes qui ont attirés mon attention. On retrouve biensur les habitués comme Anish Kappor, Kosuth, un ou deux Dali, Warhol, Fontana ou encore Calder. La Team habituel en somme (je joue à retrouver les noms des artistes que je connais, faut bien s’occuper, la Fiac ça peut sembler bien long…).

Mais je vais essayer de vous parler d’autres artistes, histoire de. (Je vous évite les éternels « c’est moche, c’est nul, je n’ai rien compris » même si je l’ai ressenti à de nombreuses reprises, on va essayé de voir le positif). On y va ?

  • Clive Head, représenté par la galerie Landau Fine Artclive-head-fiac

Des toiles, de la peinture et une forte inspiration du futurisme. Seules deux toiles étaient présentes au sein de la Fiac, mais elles m’ont frappées. J’ai aimé les couleurs, la composition ainsi que la décomposition de l’image, tout comme son esthétique global. Les œuvres présentes m’ont tout de suite rappelées «Fillette courant sur un balcon » de Balla qui date de 1912.

L’artiste vit à Londres et tends à résoudre le problème du cubisme tout en utilisant un langage réaliste dans ces œuvres. On voit dans son art l’importance de la photographie comme inspiration, mais aussi d’autres artiste comme Hopper (qui était également très influencé par la photographie, il faut l’avouer).

Un artiste que je ne connaissais pas mais qui restera dans mes coups de cœur de cette édition 2016 de la fiac !

 

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Une œuvre étrange, une femme sans visage, une mère nourricière et un amoncellement de perles. J’y ai vu une inspiration de Magritte dans le style, une critique de la société de consommation, un personnage qui pourrait être tout le monde et personne à la fois. Une belle toile qui donne envie d’en voir un peu plus de cet artiste (qui a des styles éclectiques au vue de son porte folio !)

 

Une petite œuvre, réaliste qui met en avant un personnage qui suit un chemin qui trouve muré. Un coup de pinceau léché, une esthétique simple mais qui personnellement me touche. Métaphore de la vie ? De la recherche de soi ? Mise en avant des murs qui se bâtissent un peu partout dans le monde ? Une toile que j’aimerais bien avoir dans ma collection pour me poser tout un tas de questions.

 

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(j’ai oublié de vous parler des boîtes collector de Vache qui rit par Jonathan Monk… Non, je ne blague pas ! Sous couvert de rendre l’art accessible à tous avec un prix de 5€, on peut se poser la question de l’intérêt de ce genre d’œuvres. Je n’ai pas de réponse là dessus, si vous en avez, sentez vous libre de me contacter ! )

Allez à la fiac, c’est mettre un pied dans le commerce de l’art et ne pas vraiment se sentir à sa place non plus (quand les prix atteignent plusieurs millions d’euros, je pense à mon compte bancaire en pleurant), ou ne pas comprendre les tenants et aboutissants des œuvres présentées. On peut être mal à l’aise, perdu mais allez à ce genre de rendez-vous c’est avoir une idée de la création artistique mondiale, découvrir de nouveaux artistes, se rendre compte de l’importance de l’art dans l’économie tout en s’ouvrant à d’autres formes d’art même si parfois on se retrouve dans le cliché des œuvres contemporaines.

Au passage : si vous voulez faire un tour virtuel de la Fiac (c’est gratuit !), c’est par ici

Bon bah je sais au moins dans quoi j’invertirai si j’avais quelques euros de côté…

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