Lundi, motivée comme jamais (ou presque), je m’en vais à la BPI afin d’avancer un peu sur mon mémoire dont la date de rendu approche à grand pas… MAIS, joie et bonheur, une attente d’une bonne heure et demie était au programme avant d’atteindre les salles de travail. (une pensée émue pour les étudiants bien plus courageux que moi, qui ont attendus afin de pénétrer dans la bibliothèque #respect)

Comme j’étais motivée, je le répète (méthode Coué bonjour), j’ai décidé que j’allais plutôt faire une petite exposition à la place, histoire de ne pas de tout avancer sur mon mémoire…

C’est donc comme ça que je me suis retrouvée à l’exposition sur Paul Klee, au Centre Pompidou. Après avoir évité la queue grâce à mon pass annuel (meilleur investissement pour ceux qui aiment l’art moderne/contemporain), je me suis engouffrée dans les salles à la découverte de ce peintre.

En toute honnêteté, mes connaissances sur cet artiste remonte à ma fac d’histoire de l’art (il y a 3 ans maintenant) et son livre « Théorie de l’art moderne », que j’ai acheté, ouvert, puis refermé page 26 en ne comprenant pas grand-chose (certaines théories sur l’art me passent un peu au-dessus de la tête, my bad).

C’est donc sans trop d’attentes ni d’aprioris que j’ai commencé ma visite. Sans trop vous spoiler, pour ceux qui aurait l’intention d’y faire un tour, le nombre de salles ainsi que d’œuvres est important mais surtout très divers. Je ne connaissais qu’un style ou presque à cet artiste, j’ai pu découvrir un créateur de satires dans ces primes années de création, des œuvres sombres, d’autres très géométriques, beaucoup de styles pour une seule et même personne. Il n’était rattaché à aucun courant, mais fortement inspiré par Picasso, Goya ou encore Van Gogh (il y a pire comme sources d’influences, il faut bien l’avouer). Il flirta aussi avec le cubisme, l’orphisme, le surréalisme ou le Bauhaus, pour en prendre des éléments et créer son Œuvre.

Par cette exposition de 260 œuvres, un panorama important des styles de l’artiste est balayé, donnant à voir et à découvrir aux initiés ou aux néophytes de Paul Klee.

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Pour ma part, je n’ai pas été happé par le style de l’artiste, j’ai aimé les eaux fortes, les compositions de couleurs, les tracés, mais j’ai eu du mal à en saisir l’essence même, j’ai l’impression d’être passé un peu à côté de l’exposition. Je pose néanmoins un œil plus averti sur le travail de Paul Klee, cette exposition m’ouvrant une porte sur son travail. J’ai vu un Paul Klee coloriste, jouant avec les harmonies de couleurs, un Paul Klee satirique, un Paul Klee différent de l’image que j’en avais et rien que pour ça, ça vaut le coup non ?

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Est-ce le fait de mon sac trop lourd ? Du nombre important de visiteurs ? Et si on y retournait avec plus d’explications et un œil un peu averti ?

Pour découvrir ce peintre allemand, balayer (un peu) sa carrière, vous avez jusqu’au 1er août pour voir cette exposition qui vous fera voyager dans l’esprit de cet artiste torturé.

« Nul n’a besoin d’ironiser à mes dépens, je m’en charge moi-même. » Paul Klee.

Exposition Paul Klee au Centre Pompidou

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